ELLE est venue !

ELLE... vous vous en doutez, c’est Christine van Toxofil notre marraine championne.

Elle a profité de son stage d’Inter-saisons pour nous faire une visite... enfin Inter-saisons, il faut comprendre qu’elle fait un stage au rayon primeurs de l’Inter tant il est vrai qu’en France, comme dans son pays, il est bien difficile de vivre du tir à l’arc. Et ce n’est pas son atelier de fabrication d’arcs traditionnels en lamellé collé de boites de camembert allégé qui l’a fait vivre. J’admets que c’est une production à diffusion confidentielle.

Pas de bol, il manquait des figures du club... Notre spécialiste arc nu soudé, notre gégé au championnat de ligue (à Thur ??? très joli coin de France) et notre vénéré président au championnat de France de Papiers-peints/ peinture catégorie "y a une bulle !" chez son fils.

Donc Christine est là !!! Toujours aussi professionnelle, disponible et rigoureuse.

 

la couleur des photos n’est pas au top... désolé... en même temps, c’est l’idôôôôle des jaunes !

Son idée du jour est de nous faire revenir aux fondamentaux. Si le tir à l’arc est un sport millénaire, il faut bien admettre que notre Christine a encore un côté instinctif pour ne pas dire primitif.

Elle nous a amené un vrai arc... pas une vacherie en carbone, du vrai bois d’arbre... de 60 livres: 30 en haut et 30 en bas... Forcément c’est difficile à utiliser mais ça permet des positionnements intéressants. Point d’artifice, pas de stab, de viseurs et autres accessoires qui permettent déborgner une mouche à 90m... ici c’est de l’authentique; à rater un mammouth dans un couloir. Le tout complété par de belles flèches en bois d’allumettes avec d’authentiques plumes d’oiseaux synthétiques d’une espèce rare, le madinchina migrateur.

Dans le Kama-soutrarc, la position dite "du bourrelet" permet de laisser aller ses penchants (vers l’avant)... cette position est utilisée par les femmes enceintes (rares sur les pas de tir) mais aussi les archers en surcharge pondérale. L’inconvénient est qu’il faut 2 places. C’est donc assez peu pratiqué en salle ou alors en tirant avec un archer gaucher ce qui permet un point d’appui supplémentaire; Christine ne nous a pas expliqué clairement de quel point d’appui il pouvait s’agir.

 

On notera l’importance des appuis au sol et cette volonté gestuelle d’aller vers la cible.. l’esprit et le corps tendus vers un seul but, le blason.

Enfin, plus facile à dire qu’à faire.... Christine, loin d’être avare de conseils, propose de se rapprocher de la cible pour l’atteindre.

 

et son tir de précision nous montre bien à quel point l’estimation de la distance est importante.

mais avec un arc pareil, il est très physique de retirer ses flèches.

 

En cas de fatigue intense, ces arcs anciens donnent la possibilité de s’adapter et chaque entraineur vous dira que le tir à l’arc est un sport complet... il fait même travailler les jambes !

 

Sentir ces arcs anciens tient aussi au fait de se mettre dans les conditions réelles des tirs... comme nos ancêtres sortant des tavernes.

 

La concentration, la technique, la beauté naturelle du geste.. tout est là. Faire corps avec son arme, au point que ça devienne le prolongement naturel des membres. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend rien au tir à l’arc !

Enfin, un peu fatiguée, notre Christine est venue aider les débutants. Prolixe en conseils divers parmi lesquels la patience, le respect et la bonté sont à mettre en avant.

 

Et si avec tout ça, on ne progresse pas... je me fais nonne

Merci Christine de ta visite, reviens nous voir quand tu veux, c’est toujours un plaisir !

 

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